Les activités de la Mesnie

Cette page a pour but de vous présenter nos diverses activités. 

Le combat Médieval

     Le combat médiéval est un art martial qui regroupe  un ensemble de techniques à mains nues, d'armes de taille, d'hasts et d'estocs. Il est utilisé sur le champ de bataille, pour la poliorcétique (art d'assiéger),  dans les duels judiciaires mais aussi dans des joutes courtoises. Ces techniques sont réalisables en tenue civile comme en tenue militaire, c'est à dire l'armure, et nous nous efforçons de travailler les deux.

    Le combat médiéval tombe en désuétude à la Renaissance, à cause des évolutions technologiques, mais aussi idéologiques de ce temps. Cependant ces techniques ont, par chance pour nous, été transcrites par des maîtres d'armes dans des « fechtbuchen » (traités d'escrime), et ne sont donc pas perdues. Retrouver ces techniques nécessite un travail intellectuel pour les retranscrire, car il faut éviter de tomber dans des écueils comme l'interprétation personnelle, l'anachronisme, la déformation artistique du maître d'arme lors du dessins etc.

    Nous travaillons principalement avec: 
- les ouvrages de maître Talhoffer , Manuscrit de Gotha (1443), Manuscrit d'Ambras (1459), Le manuscrit de Gotha de 1463
Le codex Wallerstein (XVIème)
Ars gladiatoria Dimicandi , Maitre Philippo Vadi (entre 1482-1487)
Flos duellatorum in armis , Maitre Fiore dei Liberi (1410)
Le jeu de la hache (Xvème siècle)
Le traité de l'épée seule , Maitre Henry de sainct Didier (1573)
Nous utilisons aussi les ouvrages de Kal Paulus, Joachim Meyer, Peter Falkner , Johannes Leckuchner et bien d'autres encore.

   

Le combat chorégraphié

            Comme le laisse entendre le nom de cette discipline, l’escrime artistique est une activité de spectacle, qui englobe tout à la fois des phases de combat chorégraphié, composées de « passes », c’est-à-dire des enchaînements de plusieurs mouvements imitant des attaques et des parades, des phases de discours théâtraux, des cascades, parfois de la danse.

            L'escrime artistique est différente de l'escrime de combat : ce qui est recherché avant tout est l’aspect visuel, par des mouvements amples et des positions esthétiques du corps.  Par conséquent, elle serait parfaitement inefficace face à un pratiquant de l’escrime de combat.

            Pour ses spectacles, la Mesnie Marie de Provins crée des saynètes en sollicitant la créativité de chacun de ses membres. C’est un véritable travail collaboratif, et la création débute avec une trame plus ou moins grossière de personnages évoluant dans une suite d’événements induisant des combats ; puis sont imaginés les combats chorégraphiés ; et enfin au fur et à mesure, les dialogues.

            En sus de jouer avec la diversité des profils de nos membres, nous jouons avec la diversité des types d’armes à notre disposition : épées à deux mains, épées à une main, messers, boucliers, dagues, bâtons, haches, lances, voire coups de pieds et coups de poings. Ceci dans le but de proposer au public des situations toujours inédites et originales.

La danse

              La danse, quoique décriée par l'Eglise qui la juge diabolique (« là où il y a danse, il y adiable » déclarait Jean Chrysostome, père de l'église grecque au IVème siècle), est très répandue au Moyen Âge. On danse volontiers, quelle que soit l'occasion. C'est aussi un moyen d'expression pour les différentes couches de la population. C'est pourquoi elle est une discipline qui a sa place à part entière dans la reconstitution.

            « Danses médiévales » est d'ailleurs un terme inexact, car très peu de documents médiévaux traitant de ce sujet sont parvenus jusqu'à nous. Il est à noter, égalemment, que la transcription des notes de musique au Moyen Âge se faisait sur une portée de quatre lignes, contre cinq aujourd'hui, ce qui rend très difficile une « traduction » musicale fidèle.

            Cependant, la plupart des danceries médiévales françaises actuelles, tout comme la Mesnie Marie de Provins, s'appuient sur L'Orchéographie et traicté en forme de dialogue par lequel toutes personnes peuvent facilement apprendre et practiquer l'honneste exercice des dances, qui se trouve être le premier « manuel » de danse, écrit par un certain « Thoineau Arbeau », anagramme d'un chanoine de Langres nommé Jehan Tabourot, en 1589.

Cet ouvrage nous permet de retrouver les mouvements de l'époque à travers une description précise, mais surtout grâce à une iconographie détaillée.

Les campements

            La vie d’un campement médiéval est complexe car elle se répartit autour de deux points essentiels : la reconstitution en tant que telle, et l’organisation du campement .

             Un campement médiéval est une vitrine sur la vie quotidienne des hommes du Moyen Âge pendant leurs déplacements. A cette époque ceux-ci étaient fréquents, on se déplace pour rendre visite, pour voyager, pour participer à un tournoi, pour travailler, pour faire ses études, pour partir en pèlerinage, pour faire la guerre. Ainsi, avant l’enracinement des rois et de leur cours dans un seul château tel qu’on le voit apparaître sous Louis XIV, les rois et leur cours voyageaient tout au long de l’année dans leurs différentes demeures.

            C’est pourquoi un campement médiéval est complexe: il forme quasiment une ville itinérante et s’y retrouvent de nombreuses activités : préparer la nourriture, coudre, broder, pécher, chasser, écrire, forger, scier, soigner, enseigner, prêcher, s’exercer à l’épée, s’entraîner à combattre, jouer de la musique.

C’est ainsi que l’on retrouve sur un campement de nombreux métiers de la vie quotidienne : cuisinier, boucher, pêcheur, bûcheron, brodeuse, fileuse, chambrière, médecin, scribe, forgeron, écuyer, palefrenier, serviteur, prêtre, bardes, maître d’école, maître d’armes, hommes d’armes ou encore mercenaires.

             La reconstitution d’un campement médiéval regroupe encore aujourd’hui toutes ces activités pour les présenter aux visiteurs d’un jour venus découvrir la vie au Moyen Âge et même les y faire participer. La Mesnie Marie de Provins proposera un grand panel de ces activités.

            Mais au-delà de ça, un campement médiéval présente aussi la vie des hommes au quotidien. C’est une vitrine sur les mœurs et les pratiques des hommes du Moyen Âge au sein de leur intimité. Sur un camp, ils dorment, ils mangent, ils boivent, ils s’amusent, ils se lavent, ainsi que leurs habits.

                       Faire de la reconstitution revient aussi à incarner ces personnages médiévaux dans leur vie de tous les jours et faire découvrir par jeu de rôle cette vie qui peut nous paraître parfois proche, parfois éloignée de nos propres mœurs et pratiques du quotidien. La Mesnie Marie de Provins doit proposer aussi ce genre d’activité proche de l’intimité des hommes du Moyen Âge pour rendre le campement médiéval plus proche de celui de nos ancêtres et ainsi rendre la reconstitution plus vivante.